Présent dans toutes les eaux tempérées du globe, le requin pèlerin est le deuxième plus grand poisson qui peut atteindre 10 mètres de long pour un poids de 7 tonnes, juste après le requin baleine et juste avant le grand requin blanc. Les requins pèlerins ont peu de prédateurs naturels et sont caractérisés par un faible nombre de nouveaux nés après une longue gestation, une croissance lente et une maturité tardive qui rendent cette espèce extrêmement vulnérable aux opérations de pêche commerciale.

Les requins pèlerins ont été pêchés en petit nombre durant des années mais ces captures ont été liées au développement non durable des pêcheries où les prises initiales élevées (80% du stock en quelques années) ont été suivies par la fermeture des pêcheries suite à l’effondrement des stocks. Le redressement des populations, conséquence de la diminution de la pêche, est extrêmement lent et certaines populations semblent toujours avoir des difficultés à se reconstituer, même quelques dizaines d’années après la fin des opérations de pêche.

Bien que la plupart des pêches ciblées sur le requin pèlerin aient cessé, du fait de l’effondrement du stock ou de la protection légale, une pêcherie norvégienne continue son activité. Des requins pèlerins, dont le nombre est inconnu, sont également tués de façons délibérées ou accidentelles en s’emmêlant dans les filets de pêches. Actuellement, on ne dispose pas d’information sur le commerce qui résulte de ces activités dans les autres Etats où se trouvent des populations de requins pèlerins.

Aujourd’hui, il subsiste une demande pour l’huile de foie de requin pèlerin, pour sa viande et son cartilage mais le commerce international est centré sur les ailerons, très recherchés, qui peuvent atteindre jusqu’à 2 mètres de longueur. Des grands ailerons entiers vendus en paquets (en un seul morceau, plutôt qu’au poids) atteignent des prix élevés et sont utilisés comme ingrédients pour la soupe d’ailerons.