Le grand requin blanc est une espèce très répandue, que l’on trouve principalement dans les zones côtières et de hautes mers des plateaux continentaux et insulaires, aux abords des îles, et plus généralement dans toutes les régions tempérées et subtropicales.

Les principales menaces qui pèsent sur le grand requin blanc sont l’emmêlement dans les mailles des filets des barrières de protection des plages, la pêche commerciale ciblée sur les requins ou les prises accessoires, la pêche sportive, le commerce et la dégradation des habitats. Le commerce porte sur la consommation d’ailerons et des souvenirs pour touristes fabriqués à partir des mâchoires et des dents. Les prix de vente de ces objets sont élevés, compris entre 100 000 et 300 000 francs pour les mâchoires et plus de 3 000 francs pour une dent.

L’espèce est classée comme Vulnérable par l’UICN, sur la base d’un déclin, passé et futur, de 20% des effectifs sur trois générations. Il n’y a pas d’estimation chiffrée de la population mondiale du grand requin blanc, mais des analyses sur l’évolution de la population, les estimations sur des populations locales, et des informations plus ponctuelles indiquent que l’espèce est en régression depuis quelques années.

Bien que le grand requin blanc ne semble pas répondre aux critères biologiques pour être inscrit à l’Annexe I, son exploitation reste une menace en raison de ses caractéristiques biologiques. Cette espèce semble satisfaire aux critères d’inscription à l’Annexe II.

De plus, une inscription du grand requin blanc à l’Annexe II aidera les Etats Parties à garantir que tout commerce international portant sur les parties et les produits dérivés de l’espèce s’opère de façon durable. Elle pourrait également fournir un outil pour rassembler des informations sur l’état des populations de cette espèce, ce qui faciliterait et encouragerait une coopération internationale pour mettre en œuvre une gestion internationale de la pêche et du commerce.