Narval

Taille max :


4.6 m

Description :


C’est un cétacé trapu doté d’une tête ronde dépourvue de bec, mais avec une bouche bordée de lèvres et un melon globuleux. Il possède de petites nageoires pectorales arrondies dont le bord s’incurve légèrement chez les individus âgés, surtout les mâles. Il est dépourvu d’aileron, mais la moitié postérieure de son arête dorsale est surmontée de protubérances jusqu’à la queue. Cette dernière diffère nettement de celle des autres cétacés. En effet elle se présente sous la forme d’un éventail marqué d’une encoche médiane qui rappelle la nageoire caudale sur les dessins de sirène. Les adultes ont un dos gris marbré et un ventre clair à blanc. Mais le caractère le plus marquant du narval est sa défense spiralée qui peut atteindre 3 m, en général 2 m et qui est le prolongement de la dent antérieure gauche. Les mâles atteignent une longueur de 4,6 m pour un poids de 1600 kg alors que les femelles mesurent au plus 4 m avec un poids de 800 à 900 kg. La plus grosse défense jamais trouvée pesait 10,5 kg.

Reproduction :


Après une gestation de 15 mois, les femelles donnent naissance à un petit mesurant environ 1,6 m qu’elles allaitent pendant 20 mois à peu prés. Les jeunes deviennent sexuellement mature vers 5-8 ans pour les femelles et 11-13 ans pour les mâles. La défense des mâles apparaît au bout de la première année. Les femelles mettent bas en général tous les 3 ans.

Distribution :


Ils habitent les eaux arctiques et se tiennent toujours à proximité des glaces. Ils préfèrent les eaux relativement profondes, ce qui explique qu’on ne les voit près des côtes que là où la profondeur d’eau dépasse un certain seuil, par exemple dans les fjords profonds. En été, on les rencontre aussi dans des baies et des estuaires. Ils migrent en fonction du recul ou de l’avancée de la banquise.
Où le voir.

Regime alimentaire :


Il se nourrit de toutes sortes de poissons, de céphalopodes (seiches) et de crustacés. Les traces laissées sur sa défense indiquent qu’il ne fait pas que chasser sur le fond, mais qu’il fouille encore celui-ci à la recherche de proies.